

Une pionnière du métier de funeral planner en France
Parler de la mort, c’est toujours parler de la vie. C’est dans cet espace fragile entre l’ombre et la lumière que Valery Guyot-Sionnest a tracé un chemin inédit : elle fut la première en France à faire naître le métier de funeral planner. Inspiré des pays anglo-saxons, ce rôle consiste à imaginer et orchestrer, aux côtés des familles, des funérailles uniques, qui ressemblent à ceux que l’on accompagne vers leur dernier voyage.
Ancien directeur de la communication, Valery a choisi, il y a plus de dix ans, de mettre son expertise de l’organisation et de l’événementiel au service d’une mission plus intime : guider les familles dans ce moment où tout vacille. Major de sa promotion en formation funéraire, elle a été la première à incarner cette fonction nouvelle en France, qu’elle exerce aujourd’hui auprès du groupe Funecap-Rebillon.
Dans Ultimes cortèges, son livre-témoignage, elle raconte avec pudeur et force ses rencontres avec les familles et les défunts, la manière dont chaque cérémonie devient une traversée : un chemin de quelques jours qui laisse une empreinte pour toute une vie. « Guide », dit-elle, est peut-être le mot juste. Guide pour que la douleur ne soit pas une terre trop étrangère, guide pour que la lumière puisse percer même au cœur du deuil.
Être funeral planner, c’est plus que régler des détails logistiques : c’est offrir un cadre de douceur. Préparer avec soin les textes, la musique, les fleurs, imaginer des détails poétiques, créer un livret de cérémonie digne d’un catalogue d’exposition pour un artiste. Accueillir les familles, veiller aux gestes de chacun, jusqu’à leur permettre de se recueillir en paix.
Ses valeurs sont simples et fortes : écoute, bienveillance, réactivité, dévouement, discrétion.
Elle est disponible jour et nuit, présente tant auprès des personnalités publiques que des anonymes, des familles les plus modestes comme des plus en vue. Toujours avec la même conviction : la mort mérite d’être vécue avec dignité, humanité et beauté.
De Juliette Gréco à Agnès Varda, d’Hélène Carrère d’Encausse aux anonymes que personne ne connaît en dehors de leurs proches, Valery a accompagné de nombreux adieux. Mais derrière la notoriété de certains noms, elle rappelle que l’essentiel reste toujours le même : respecter l’histoire singulière d’une vie et aider ceux qui restent à se souvenir, à travers un hommage qui leur ressemble.
Dans une société où la mort demeure un tabou, son travail ouvre un espace de dialogue, de transmission et de sérénité. Comme elle l’écrit dans Ultimes cortèges : « Parler de la mort, ne serait-ce pas célébrer la vie dans son entièreté ? »
Valery Guyot-Sionnest incarne aujourd’hui en France l’émergence d’un métier qui transforme l’adieu en un moment de mémoire et de lumière. Elle nous rappelle, avec humilité et humanité, qu’il est possible d’apprivoiser la mort, non pour l’effacer, mais pour mieux honorer la vie.
Extraits du livre

Je suis un caméléon, je me glisse dans la peau de la personne
dont les gens ont besoin.
Je suis une femme avec une soif de vivre pour elle et pour les autres.
Je suis une maman de quatre enfants qui ont aujourd’hui entre
trente-deux et quarante ans et qui représentent pour moi les
plus beaux moments de ma vie.
Chapitre deux : Un parcours de femme; p.45

Ce ne seront donc pas des obsèques classiques. Il y aura un protocole.
Si je connais déjà la plupart des sujets que nous allons aborder,
je sais que mon premier objectif sera de protéger la famille.
Non pas des choses négatives, mais au contraire de trop de sollicitude.
Nathalie l’exprimera très bien :
L’Académie française nous a tout de suite dit qu’elle pouvait nous aider
pour l’organisation des obsèques, mais pour nous, les enfants, et pour papa,
il était très important que ce soit notre cérémonie, pas celle de l’Académie.
Chapitre trois : Nos familles; p.64

Anticiper, c’est imaginer à l’avance.
Qui a envie d’imaginer le moment de sa mort ? À part ceux
qui en font un matériau de travail, les poètes, les philosophes,
les écrivains ? Pas grand monde, je vous rassure. Si vous êtes de
ces personnes qui changent de sujet dès qu’on parle funérailles,
mort, maladie, comme on change de chaîne devant un moment
gênant de télévision en présence des enfants, vous faites partie
d’une majorité d’êtres humains.
Se représenter cette planète sans nous, ou les gens que l’on
aime poursuivre leur vie en notre absence, n’est pas l’exercice
le plus agréable, il est vrai.
Chapitre sept : Anticiper; p.135

Cette parfaite organisation, me dira plus tard Virginie,
aura permis non seulement de rendre hommage à Monsieur H.
comme il le méritait, mais aussi de mettre Béatrice sur la voie d’un deuil doux.
Avant d’ajouter : les obsèques de mon cherMonsieur H. ont réparé
pour moi des choses que j’avais mal vécues lors de deuils personnels.
Je me suis dit qu’il était donc possible d’avoir des obsèques
douces ayant un pouvoir consolateur.
Chapitre huit : Les cérémonies hors normes; p.171

Ultimes cortèges est le récit d’un métier rare et d’une voix singulière.
Valery Guyot-Sionnest y partage ce qu’elle vit au plus près des familles, dans ces instants où tout vacille et où chaque détail compte.
À travers des histoires vraies, des cérémonies intimes ou d’envergure, elle raconte ce que signifie accompagner un être humain jusqu’à son dernier passage et soutenir ceux qui restent. Sans voyeurisme, sans pathos, avec une justesse qui laisse place à la douceur, à la beauté et parfois même à la lumière.
Ce livre est une invitation à regarder la mort autrement.
Non comme une fin brutale, mais comme un moment de transmission, de mémoire et de lien. Un ouvrage sensible et profondément humain, pour celles et ceux qui veulent comprendre, anticiper, ou simplement apprivoiser ce que nous partageons tous : la fin d’une vie, et ce qu’elle laisse derrière elle.
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Même un arbre mort
a des funérailles de roi.
La lune le berce, les oiseaux le prient.
La beauté est un bien élémentaire
dont on a besoin.
Elle devrait être accordée
à tous, même aux morts.
Christian Bobin
Les Morts de notre vie » Entretiens réalisés par Damien Le Guay
et Jean-Philippe de Tonnac. Éditions Albin Michel, 2015.


Et si on était poli avec la mort ?
Réfléchir à sa propre mort, tant qu’il est encore temps,
est une réelle chance, qu’il convient de saisir
pour en parler, préparer, anticiper, imaginer
et mettre en scène ce qui demain sera une réalité…
Florence Cane
« La Magie de la politesse »
Comment les bonnes manières rendent heureux, Hachette Pratique, 2024.

Impose ta chance, serre ton bonheur
et va vers ton risque.
À te regarder, ils s’habitueront.
René Char
Les Matinaux, Gallimard, 1950.
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